Economie – Arhotabba Actualité culturelle, politique et sociale de la corne d'Afrique Fri, 16 Dec 2016 20:20:23 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.11 Djibouti : des liens toujours plus étroits avec la Chine et l’Éthiopie /djibouti-des-liens-toujours-plus-etroits-avec-la-chine-et-lethiopie/ /djibouti-des-liens-toujours-plus-etroits-avec-la-chine-et-lethiopie/#respond Fri, 16 Dec 2016 15:57:15 +0000 /?p=319 La Chine et l’Éthiopie sont désormais des partenaires de premier plan pour le pays. Qui a lui-même très bien compris ce qu’il peut tirer de cette entente politique, économique et militaire[Suite…]

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Ali expresses interest in developing ties with Djibouti – /ali-expresses-interest-in-developing-ties-with-djibouti/ /ali-expresses-interest-in-developing-ties-with-djibouti/#respond Tue, 03 May 2016 06:54:23 +0000 /?p=296 http://www.jordantimes.com/news/business/ali-expresses-interest-developing-ties-djibouti

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Que révèle l’installation de la base militaire chinoise à Djibouti ? /que-revele-linstallation-de-la-base-militaire-chinoise-a-djibouti/ /que-revele-linstallation-de-la-base-militaire-chinoise-a-djibouti/#respond Sat, 30 Jan 2016 07:26:53 +0000 /?p=284
Emmanuel Lincot, spécialiste de la Chine, revient sur l’installation d’une base militaire chinoise à Djibouti et sur ses conséquences diplomatiques :

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Energie propre: Le chef de l’État inaugure une centrale solaire à Adaylou /energie-propre-le-chef-de-letat-inaugure-une-centrale-solaire-a-adaylou/ /energie-propre-le-chef-de-letat-inaugure-une-centrale-solaire-a-adaylou/#respond Sat, 30 Jan 2016 06:56:36 +0000 /?p=280 Energie propre: Le chef de l’État inaugure une centrale solaire à Adaylou

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Djibouti : les contours de la nouvelle zone franche se précisent /277-2/ /277-2/#respond Sat, 30 Jan 2016 06:46:54 +0000 /?p=277 Djibouti:les contours de la nouvelle zone franche se précisent

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La Chine renforce sa présence à Djibouti et dans la Corne de l’Afrique /la-chine-renforce-sa-presence-a-djibouti-et-dans-la-corne-de-lafrique/ /la-chine-renforce-sa-presence-a-djibouti-et-dans-la-corne-de-lafrique/#respond Mon, 30 Nov 2015 15:13:39 +0000 /?p=250 La Chine a annoncé un accord avec Djibouti pour la construction d’une base militaire navale dans ce petit pays de la Corne de l’Afrique. Officiellement pour participer aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, d’effectuer des missions navales anti-piraterie au large de la Somalie et de fournir une assistance humanitaire en cas de crise. Mais il s’agit également pour la Chine de sécuriser ses importants intérêts commerciaux dans la région et d’affirmer son identité de grande puissance, au même titre que les Etats-Unis ou la France, déjà présents.

Depuis quelques années, Djibouti se couvre de chantiers : le port international de Doraleh et son terminal pétrolier, mais aussi le train remplaçant l’ancien chemin de fer français tombé en désuétude. Des routes neuves mènent vers l’Ethiopie et Djibouti abrite aussi des mines de potasse, un oléoduc. Et bientôt donc une nouvelle base militaire. Point commun de tous ces chantiers : ils sont chinois.

Pour Valérie Niquet, de la Fondation pour la recherche stratégique, Djibouti est pour la Chine une porte d’entrée idéale vers l’arrière-pays africain, où ses activités commerciales prospèrent : en Ethiopie surtout, mais aussi au Sud-Soudan, et jusqu’aux Grands Lacs.

Positionnement sur le long terme

C’est cela aussi que protègera la base de Djibouti, ajoute l’universitaire. De même la Chine entend rassurer ses travailleurs expatriés, qui commencent à être victimes du terrorisme, comme récemment au Radisson Blu de Bamako, où trois Chinois sont morts.

Selon Antoine Kernen, de l’Institut des sciences sociales de Lausanne, s’implanter militairement à Djibouti est aussi un moyen de « jouer dans la cour des grands », à portée de jumelles des militaires français et américains. Pour autant, ce n’est pas une provocation belliqueuse, ajoute-t-il. Il s’agit plutôt d’un positionnement pariant sur le long terme, offrant dans l’immédiat à la Chine dans la Corne de l’Afrique un rôle d’observateur prudent.


Vu de Chine

Comme d’autres pays, la Chine, très présente en Afrique, souhaite profiter de la position stratégique unique de la cité portuaire à proximité d’un des corridors maritimes les plus fréquentés dans le monde.

Avec notre correspondante à PékinHeike Schmidt

En installant sa première base militaire à l’étranger, Pékin accomplit un pas important vers son objectif de devenir une puissance maritime internationale.

Depuis 2008, la Chine a déjà envoyé 60 navires dans le Golf d’Aden – des missions d’escorte destinées à prévenir des attaques de pirates. Mais faute de disposer de sa propre base logistique, l’armée chinoise a rencontré des difficultés pour réapprovisionner ses navires. Les nouvelles installations doivent donc « aider à fournir de meilleurs services aux troupes », selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hong Lei.

La base de Djibouti sera aussi utile pour les missions des Nations unies au Mali, au Darfour ou encore au Sud Soudan, car avec plus de 3000 soldats, la Chine fait aujourd’hui partie des nations qui envoient le plus de casques bleus en Afrique.

Cet engagement militaire n’est pas désintéressé : la Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique et un million de Chinois y vivent. Pékin se doit donc de protéger ses investissements et ses ressortissants, comme le font déjà les Américains, les Français et les Japonais, tous présents à Djibouti.

@RFI

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La fuite des cerveaux du personnel médical et éducatif met Djibouti dans un dilemme, par Liban Moustapha /la-fuite-des-cerveaux-du-personnel-medical-et-educatif-met-djibouti-dans-un-dilemme-par-liban-moustapha/ /la-fuite-des-cerveaux-du-personnel-medical-et-educatif-met-djibouti-dans-un-dilemme-par-liban-moustapha/#respond Fri, 16 Oct 2015 14:09:44 +0000 /?p=235 Les chiffres parlent d’eux-mêmes. A Djibouti, 17% des médecins du pays , 34% des infirmiers et 43 % du personnel de l’éducation ( Université, Lycée, Collège et surtout dans l’enseignement de base) ont migré vers le Canada, la France, l’Allemagne, la Suède, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis..

Ces statistiques, compilées par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), reflètent l’ampleur de la ”fuite des cerveaux” à Djibouti.

Dans l’ensemble de la région — la plus durement touchée, la Somalie et Érythrée sont les seuls pays qui ne sont pas confrontés à une pénurie critique du personnel de la santé. (L’OCDE est une institution multilatérale basée à Paris qui, entre autres choses, fait des recherches sur des questions économiques et sociales).

La situation ne va pas s’améliorer à court terme. Peut-être qu’elle va empirer, tant que ce régime mafieux gouverne le pays.

En partie, la migration des agents de santé et de l’éducation est attribuée à un volume de travail disproportionné à leur rémunération.

Selon l’OMS, il y a actuellement 27 pays d’Afrique ayant des pénuries critiques de personnel médical; ceci équivaut à un déficit global d’un millions de médecins, d’infirmiers et de sages-femmes.

Les pénuries proportionnelles sont plus élevées à Djibouti, même si des déficits numériques sont très importants en Somalie à cause de la taille de sa population.

Toutefois, la migration des professionnels de la santé et de l’éducation ne s’observe pas seulement au départ de Djibouti, mais se fait également durant leur formation à l’étranger.

”L’existence d’une politique visant à inciter à rester à dans leur pays demeure inexistante. Par ailleurs le recrutement annuel des professionnels de la santé et de l’éducation ne serait pas une solution pour les ministères à freiner la fuite des cerveaux Djiboutiens.

Un certain nombre de professionnels de la santé et de l’éducation ont exprimé des préoccupations par rapport à des initiatives visant à répartir les tâches normalement exécutées par leurs anciens collègues, en vue d’assurer des soins et d’éducation d’une manière efficace.

”Ceci est inefficace, et dans en contradiction directe avec une soit disante politique prometteuse.

”L’opportunité de faire le meilleur usage possible des travailleurs de niveau élevés, bien formés, déployés et supervisés n’existe pas et ne devrait pas être ignorée, ni dans la planification, ni dans la pratique courante”. Enfin, j’ai du mal à distinguer Djibouti et cette Palestine qui est en guerre depuis un demi-siècle.

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L’Ethiopie, pays dans le vent pour les énergies renouvelables en Afrique /lethiopie-pays-dans-le-vent-pour-les-energies-renouvelables-en-afrique/ /lethiopie-pays-dans-le-vent-pour-les-energies-renouvelables-en-afrique/#respond Sun, 28 Jun 2015 17:01:10 +0000 /?p=123 Le vent souffle fort sur les hauteurs d’Adama, collines rocailleuses à plus de 2.000 m d’altitude sur les hauts plateaux éthiopiens, offrant des conditions idéales pour la production d’énergie éolienne. L’Ethiopie, en pointe dans ce secteur, y a installé le plus puissant parc éolien d’Afrique subsaharienne.

« En février, pendant la saison sèche, le vent est tellement fort qu’il est difficile de se tenir debout », assure Solomon Yismaw, l’ingénieur du site d’Adama II, inauguré en mai à une centaine de kilomètres au sud-est d’Addis Abeba, où 102 turbines de construction chinoise hautes de 70 mètres ponctuent l’horizon aussi loin que porte le regard.

Sa capacité de 153 mégawatts (MW) fait d’Adama II la plus grande ferme éolienne d’Afrique subsaharienne. Elle vient compléter en Ethiopie le parc d’Ashegoda (120 MW, dans la région septentrionale du Tigré) en service depuis 2013 et celui d’Adama I (50 MW) datant de 2011.

N’ayant ni gaz ni pétrole, l’Ethiopie mise sur son important potentiel en énergies renouvelables pour alimenter son rapide développement économique. A commencer par les eaux du Nil, grâce auxquelles les barrages existants assurent déjà plus de 90% de la production électrique du pays. Mais le débit du Nil est soumis aux aléas climatiques.

« Nous disposons d’une source abondante d’énergie hydroélectrique. Mais pendant les périodes de sécheresse, le niveau des barrages hydroélectriques baisse. L’éolien permet de compenser cette perte, d’autant que le vent est plus fort pendant la saison sèche. L’éolien et l’hydroélectricité sont complémentaires », explique Solomon Yismaw.

Les paysans labourant la terre au pied des turbines, derrière de simples charrues tirées par des b?ufs, offrent un saisissant contraste entre la vie rudimentaire des campagnes éthiopiennes et la modernité à laquelle aspire le pays.

Plus de 75% des 94 millions d’Ethiopiens, principalement dans les campagnes, ne sont pas connectés au réseau électrique. Pour ceux qui le sont, les coupures électriques sont fréquentes: trois mois par an en moyenne.

– Simple et peu coûteux –

Les besoins en énergie sont énormes en Ethiopie. Le pays a besoin d’accroître sa production électrique de 20 à 25% par an, selon des chiffres du ministère de l’Energie.

En attendant la mise en service sur le Nil Bleu du plus grand barrage d’Afrique, le barrage de la « Renaissance » toujours en construction, l’Ethiopie multiplie les projets « verts » pour diversifier ses sources d’énergie.

« Notre priorité reste le développement de l’hydroélectricité, mais nous ne pouvons pas en dépendre totalement. Nous savons que nous serons affectés par le changement climatique. C’est pourquoi nous développons aussi l’éolien, la géothermie et le solaire », explique le ministre éthiopien de l’Energie et de l’Eau, Wondimu Tekle.

« Nous allons installer 28.000 systèmes solaires individuels sur des habitations avec l’aide de la Banque mondiale », ajoute-t-il.

En ce qui concerne l’éolien, la technologie est simple et peu coûteuse.

« Les fermes éoliennes sont des projets rapides à mettre en place. Nous avons construit cette ferme de 153 MW en seulement 24 mois. Un barrage hydroélectrique aurait pris beaucoup plus de temps », explique Tahaguas Andemariam, ingénieur consultant et professeur à l’université d’Adama.

Une autre ferme éolienne encore plus importante, d’une capacité de 300 MW, est déjà en projet. Elle doit voir le jour à Ayesha, dans le désert près de la frontière djiboutienne, balayé par des vents puissants.

« Nous avons maintenant les connaissances suffisantes pour développer une feuille de route pour l’énergie éolienne en Ethiopie », assure Tahaguas Andemariam, formé pendant un mois en Chine avec les autres ingénieurs du site. Il n’exclut pas de voir un jour des turbines éoliennes assemblées au moins partiellement en Ethiopie.

Avec ces énergies vertes, l’Ethiopie entend réduire son recours aux énergies fossiles, coûteuses et polluantes. Les autorités éthiopiennes se sont donné comme objectif de parvenir à entrer dans le club des pays à revenus intermédiaires d’ici 2025, tout en veillant à ce que l’impact du développement économique sur l’environnement soit limité.

Addis Abeba s?est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 64% d’ici 2030, notamment grâce aux énergies renouvelables. C’est l’objectif le plus ambitieux présenté jusqu’ici dans le cadre la conférence de Paris sur les changements climatiques prévue fin 2015.

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Djibouti fête le 38ème anniversaire de son indépendance (PAPIER GENERAL) /djibouti-fete-le-38eme-anniversaire-de-son-independance-papier-general/ /djibouti-fete-le-38eme-anniversaire-de-son-independance-papier-general/#respond Sun, 28 Jun 2015 16:52:13 +0000 /?p=120

Djibouti a fêté samedi le 38ème anniversaire de son indépendance nationale par un défilé militaire avec la participation de l’ensemble des corps des Forces Armées Djiboutiienne ainsi que des éléments de la Police, de la Gendarmerie et des Garde-côtes.

L’événement a été marqué par un recueillement sur la tombe du Père de la nation djiboutien, feu Hassan Gouled Aptidon, premier président djiboutien entre 1977 et 1999, ainsi qu’un dépôt de germes au Monument de Martyrs.

Dans un discours prononcé à cette occasion, le président djiboutien Ismail Omar Guelleh a décrit l’accès à l’énergie pour tous comme « principal défi » du pays, « une énergie propre, continue et accessible ».

« Ce grand virage a été engagé avec l’exploitation de la géothermie qui elle est disponible sur la majeure partie du pays et la construction bientôt de notre première centrale éolienne de 60 MW », a fait savoir le président Guelleh.

Il y a quelques jours, le groupe chinois « Shanghai Electric » a signé un protocole d’accord avec le gouvernement djiboutien sur la construction de cette centrale éolienne, la première de Djibouti.

Djibouti ambitionne de devenir, à l’ horizon 2020, le premier pays africain à utiliser 100% d’énergie verte.  Le président Guelleh a affirmé que les grands projets de l’énergie, du chemin de fer, de la route et du port « vont irriguer l’économie, orienter la croissance pour que cette dernière se décline en davantage d’ emplois pour les jeunes et plus de développement social ».

Située au croisement de la mer Rouge et de l’océan Indien, Djibouti compte moins d’un million d’habitants pour 23.000 km2. L’ancienne colonie française a eu son indépendance le 27 juin 1977.

Dépourvu de toutes ressources naturelles, le pays compte sur sa position stratégique pour développer une économie de service dynamique qui, jusqu’à présent, a bien porté le pays, avec une croissance positive depuis une décennie, et estimé à 6% en 2016 par le Fonds monétaire international (FMI).

Chaque année, quelques 20.000 navires transitent au large de ses côtes, Djibouti est tout simplement en train de quintupler ses capacités portuaires avec la construction de quatre nouveaux ports pour devenir un hub maritime incontournable et surtout le port naturel de la Corne d’Afrique.

Le petit pays de la Corne de l’Afrique joue aussi un rôle de premier plan dans la lutte internationale contre la piraterie et le terrorisme. Djibouti abrite sur son sol plusieurs bases militaires étrangères, dont la plus grande base française de l’étranger et une base américaine et perçoit une rente stratégique supérieure à 100 millions d’euros.

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Transports – Djibouti-Addis Abeba : le chemin de fer de la croissance /transports-djibouti-addis-abeba-le-chemin-de-fer-de-la-croissance/ /transports-djibouti-addis-abeba-le-chemin-de-fer-de-la-croissance/#respond Wed, 10 Jun 2015 16:47:15 +0000 /?p=117 Les 752 kilomètres de rail, dont la mise en service est prévue en octobre, devraient doper les échanges économiques entre deux capitales en plein boom.

Fini les tracas pour les transporteurs djiboutiens et éthiopiens ! Ils mettront désormais moins de 10 heures pour relier Djibouti-Ville et Addis-Abeba. Actuellement, il faut compter près de deux jours pour effectuer le parcours sur une route montagneuse et surchargée. Le dernier rail de cette ligne sera posé jeudi par le président djiboutien et le Premier ministre éthiopien, avec l’ambition de la prolonger à terme jusqu’à l’Afrique de l’Ouest. La cérémonie en présence d’Ismaël Omar Guelleh et de Haile Mariam Desalegn se déroulera dans une nouvelle gare dans la périphérie de Djibouti-Ville, point de départ de cette ligne ferroviaire.

Dédiée au transport de marchandises

Environ « 1 500 camions empruntent chaque jour la route entre Djibouti et l’Éthiopie. Dans cinq ans, ce chiffre s’élèvera à 8 000. Ce n’est pas possible ! C’est pourquoi nous avons besoin de ce chemin de fer », explique Aboubaker Hadi, le président de l’Autorité portuaire de Djibouti qui gère le projet côté djiboutien. Capable de faire passer des convois de 3 500 tonnes (contre 500 tonnes pour l’ancienne ligne), entièrement électrifiée, la nouvelle ligne sera très majoritairement dédiée au transport de marchandises entre le port de Djibouti et l’Éthiopie, en pleine croissance économique.

Djibouti-Mekele, l’autre ligne à construire

Près de 90 % des importations éthiopiennes passent par Djibouti et les deux pays se sont lancés dans un processus d’intégration économique. L’Éthiopie, pays enclavé, bénéficie d’un accès à la mer par Djibouti, qui en retour se voit ouvrir l’immense marché émergent que représentent les 95 millions d’Éthiopiens. Une autre ligne reliant Djibouti et la ville éthiopienne de Mekele (Nord) doit également voir le jour. « L’Éthiopie est un pays important pour nous. C’est le principal client de nos installations logistiques (portuaires) et cette nouvelle ligne de chemin de fer va permettre de renforcer encore davantage nos échanges », se réjouit le ministre des Transports de Djibouti, Moussa Ahmed Hassan.

Le Cameroun en ligne de mire

Ce chemin de fer marque la résurrection de la liaison ferroviaire entre Djibouti et Addis Abeba après l’abandon de la ligne historique héritée de la Compagnie du chemin de fer franco-éthiopien. Mise en service en 1917, cette ligne, arrêtée il y a plusieurs années, ne fonctionnait plus que de manière erratique. Elle était sujette à de nombreux déraillements et à une lenteur proverbiale : cinq jours pour relier les deux villes. Les voies abandonnées sont encore visibles à Addis-Abeba et dans le centre de Djibouti. Le nouveau tracé ne se finira pas à Addis-Abeba, promet Aboubaker Hadi, pour qui cette ligne ferroviaire n’est qu’une étape vers une ligne transafricaine devant traverser le continent jusqu’au golfe de Guinée. « Nous comptons continuer cette ligne de chemin de fer vers le Soudan du Sud, la République centrafricaine et le Cameroun pour relier la mer Rouge à l’océan Atlantique », s’enthousiasme Aboubaker Hadi.

« Six nouveaux ports et deux aéroports »

Djibouti, petit État de la Corne de l’Afrique, s’est lancé dans de vastes projets d’infrastructures avec la construction de six nouveaux ports et deux aéroports, avec l’ambition de devenir la plateforme commerciale de l’Afrique de l’Est. « L’Afrique est très en retard pour les infrastructures. Il est impossible à un camion de traverser le continent. Pour transporter une marchandise de la côte est à la côte ouest de l’Afrique, il faut faire le tour du continent par bateau », ajoute-t-il. Un trajet maritime de plus de trois semaines. Un chemin de fer transafricain est réalisable « en sept ou huit ans », assure Aboubaker Hadi. Si les conflits en cours au Soudan du Sud et en Centrafrique le permettent.

Les Chinois aux manettes

Longue de 752 km, cette ligne ferroviaire a été financée et construite par la Chine.  Liu Xiaoyan, directeur commercial de la Société chinoise de construction et de génie civil (China Civil Engineering Construction Corporation), chargé de la ligne Djibouti-Addis, affirme que la compagnie chinoise est prête à poursuivre les travaux. « Nous voulons montrer la technologie chinoise à tout le monde, en particulier à l’Afrique. (…) Ce chemin de fer va aussi élargir notre marché » pour les produits chinois, prédit-il fièrement, convaincu que ce nouveau réseau d’infrastructures permettra à la Chine de renforcer sa présence sur le continent africain.

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