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Tadjourien Indigné : Lettre ouverte des jeunes Afars de Tadjourah

Adressée à tous les démocrates respectant les droits de l’homme et soucieux de maintenir une paix sociale, économique et politique à Djibouti

Madame, Monsieur,

Par culture et par traditions ancestrales que nul ne saurait contester, les populations Afars ont toujours œuvré en faveur de l’instauration d’un Etat fondé sur le principe civique, respectant l’homme et son milieu naturel d’existence dans toutes ses dimensions.
Nous lançons le présent cri d’alarme afin d’attirer l’attention des communautés nationale et internationales et pour qu’elles agissent ensemble dans le but de mettre un terme à une nouvelle procédure d’exclusion sociale dont, cette fois encore, la jeunesse Afar de Tadjourah est la victime désignée.

En effet, en nous excluant de toute embauche pour un emploi au sein du futur port de Tadjourah, le gouvernement djiboutien actuel persiste dans sa politique consistant à nous expulser de la vie économique locale.
C’est ainsi que la paix dans le progrès économique, social et politique nous est ouvertement refusée sans justification par un gouvernement central isolationniste et sectaire qui tente une nouvelle fois de perpétuer ainsi tous les rejets dont les populations Afars sont les cibles depuis l’indépendance de Djibouti.

A vouloir ainsi étouffer les indispensables évolutions des régions Afars, parties prenantes dans la République de Djibouti, en usant de tous les moyens pour user et abuser d’actes de répression sauvage, d’incarcérations arbitraires et de tortures, notamment à l’encontre d’une jeunesse qui réclame l’Egalité des Droits, le Respect de son identité de Djiboutien ainsi que la Justice, le gouvernement dirigé par Ismaïl Omar Guelleh rend inévitable l’émergence d’un climat de violence aux conséquences désastreuses et dont le but masqué sur le moyen terme est de chasser les familles Afars de leurs terres ancestrales pour continuer de leur substituer, au fur et à mesure, des populations d’importation.

A partir d’évènements récents qui se sont produits dans toutes les villes et villages de l’arrière pays, jamais la violence sous toutes ses formes, l’inégalité flagrante de traitement, la famine et donc l’oppression économique, sociale et politique n’ont affecté autant de familles Afars et la jeunesse dans l’histoire de Djibouti.
Près de 90 % de la population étant sans emploi, la jeunesse Afar de Tadjourah est la première victime de cette nouvelle exclusion sociale.

Tout ceci est inadmissible et insupportable.
Les Aides financières internationales pour le Développement sont utilisées pour nous combattre et non pas pour nous aider !

Madame, Monsieur, nous sommes conscients de l’attention toute particulière que vous ne manquerez pas de porter au contenu du présent appel solennel dont le but est, avant toute chose, de permettre aux familles Afars de vivre en paix sur la terre de leurs ancêtres.
Que Dieu protège toutes les familles, sans distinction de couleur, d’ethnie ou de religion.

Jeunes Afars de Tadjourah

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